Communiqué d'Entente Gendarmerie : "Evènements de Persan et Beaumont-sur-Oise : la justice doit suivre son cours."

Depuis près de dix jours les gendarmes du Val-d’Oise sont l’objet d’accusations très graves sans aucun fondement, sur les réseaux sociaux largement relayés par les médias après le décès d'Adama TRAORE suite à son interpellation par la gendarmerie.

 

Depuis quelques jours, les choses dégénèrent et ils sont maintenant l’objet de menaces de mort de tentatives d’intimidations et de déstabilisation de leur famille suite aux résultats successifs des autopsies qui contredisent l’analyse de la famille TRAORE.

 

La France est un État de droit. Cela vient d’être rappelé avec force par les autorités politiques de tous bords, suites aux attentats terroristes Islamistes scandaleux qui viennent d'être perpétrés sur le territoire français.

 

Cet État de droit doit être aussi au service des honnêtes citoyens et des forces de l’ordre. Ces menaces de mort en direction de nos camarades militaires et de leur famille sont inacceptables.

 

S’il n’appartient pas à l’ENTENTE GENDARMERIE d’interférer dans l’action de la justice, et de revenir sur les raisons qui ont conduit à l’interpellation d’Adama TRAORE et son frère Bagui, nous souhaitons cependant rappeler certains faits objectifs et informer nos camarades gendarmes, nos compatriotes et les élus.

 

L’ENTENTE GENDARMERIE tient à rappeler que les militaires de la gendarmerie n’interviennent jamais sans aucune raison pour interpeller un individu.

 

L’ENTENTE GENDARMERIE tient à souligner que quelle que soit la douleur de la famille, l'un des principes fondamentaux de notre République est que « Nul n’a le droit de se faire justice lui-même ». C’est tout le sens qui est donné à l'action des forces de l’ordre et à celle de la gendarmerie. La justice a été saisie, plusieurs enquêtes sont en cours. Attendons leurs résultats.

 

L’ENTENTE GENDARMERIE se félicite que des membres de la famille déclare avoir « confiance dans la justice, et dans la juge ». Elle souhaiterait néanmoins qu’il en soit de même dans les actes et les actions, y compris de son entourage.

L’ENTENTE GENDARMERIE a pris acte du fait qu’une première autopsie a été effectuée et que Me Frédéric ZAJAC, l'avocat de la famille a indiqué que « le premier examen du corps a établi qu'il n'y avait aucune traces de violences significatives » et que le jeune homme souffrait d'« une infection très grave».

L’ENTENTE GENDARMERIE prend acte des déclarations du procureur de la république Yves JANNIER qui a confirmé « qu’il n’y avait pas de lésions faisant penser à des violences », précisant que la cause du décès « semble être médicale chez un sujet manifestement en hyperthermie au moment où il a été examiné par les services de secours ».


L’ENTENTE GENDARMERIE a pris acte du fait que malgré les résultats de la première autopsie, Maître ZAJAC a sollicité une contre-expertise par un collège d’expert.


L’ENTENTE GENDARMERIE prend acte des déclarations du procureur de la république de Pontoise, Yves JANNIER qui a indiqué que « La nouvelle expertise ne fait état d'aucune trace de violences susceptible d'expliquer le décès ».


L’ENTENTE GENDARMERIE relève que ces deux expertises viennent contredire les propos de certains membres de la famille ayant parlé d’assassinats, de coups à la tête, de blessures graves…


L’ENTENTE GENDARMERIE prend acte de la déclaration à l’AFP du procureur de Pontoise du rejet par la justice de la demande de la famille TRAORE de réaliser une troisième autopsie, indiquant que "Manifestement les actes demandés n'étaient pas de nature à apporter des éléments de réponse supplémentaires sur les raisons du décès du jeune homme de 24 ans ». Avant d’annoncer que d’autres analyses toxicologiques sont en cours, le procureur a également indiqué que « Des prélèvements réalisés sur le coeur d'Adama TRAORE ont montré qu'il avait une "pathologie cardiaque", qui "est potentiellement la cause directe" de sa mort ».


L’ENTENTE GENDARMERIE considère que la douleur d’une famille ne peut pas excuser  les nuits de violence, les incendies de pompes à essences, de magasins, les agressions de personnels municipaux, les dégradations de véhicules (véhicules de police municipale systématiquement incendiés à Persan, Beaumont et Bruyère-sur-Oise), les incendies d’édifices publics (mairies, écoles, cantines…), l’usage d’armes d’épaule (dont une a été saisie…) qui constituent une véritable atteinte à la République et à ses symboles. Force doit rester à la Loi.


L’ENTENTE GENDARMERIE tient à rappeler sa solidarité avec les militaires de la gendarmerie et les fonctionnaires de police qui ont été pris à partie, et ont essuyé de très nombreux tirs d’armes de chasse, des tirs tendus de mortiers, des jets de cocktails Molotov et autres matériaux.


L’ENTENTE GENDARMERIE rappelle sa solidarité avec ses camarades gendarmes d’active et de réserve ainsi qu’avec l’ensemble des policiers municipaux, nationaux. Elle salue l’engagement et le soutien sans faille aux gendarmes des élus et des autorités qui tous ont su avec sang-froid assurer la sécurité de nos concitoyens.


L’ENTENTE GENDARMERIE dénonce enfin et surtout les menaces de mort contre les militaires et leur famille, les menaces contre les casernes ainsi que les actions psychologiques de déstabilisation et d’intimidation sur les réseaux sociaux.

 

L’ENTENTE GENDARMERIE rappelle que les forces de l’ordre doivent pouvoir remplir les missions qui leur sont dévolues au profit des populations qui sont, elles, respectueuses de la loi et des valeurs de la République en combattant toutes les formes de délinquance et de crimes, dont les trafics en tous genres.

 

L’ENTENTE GENDARMERIE estime que la justice doit être rendue dans le calme et la sérénité et en dehors de toutes pressions.