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La fédération nationale des réservistes opérationnels et citoyens de la gendarmerie nationale

Communiqué de l'ANORGEND

Création du Service national universel : Le SNU ne doit pas se faire au détriment de la réserve opérationnelle de la gendarmerie

PARIS, le 27 juin 2018

Lors du Conseil des ministres, Monsieur Edouard PHILIPPE, Premier ministre, a présenté les grandes orientations du Service national universel (SNU) et a annoncé le lancement d’une consultation à l’automne pour étudier les modalités de mise en œuvre de celui-ci.

La présentation des grandes orientations du SNU, ce mercredi 27 juin 2018, est la concrétisation de la promesse de campagne d’Emmanuel Macron et le résultat de débats soutenus d’une année.

Si l'ANORGEND salue la décision du Président de la République, chef des Armées, de recréer ce creuset républicain, ce moment autour de la nation, 20 ans après la suspension du service national, le futur Service national universel ne doit pas de se faire au détriment de la réserve opérationnelle de la gendarmerie.

En effet, le système actuel de réserve militaire, issu de la loi du 21 octobre 1999, est l’expression de ce lien entre les forces armées et la Nation. La réserve opérationnelle, première composante de la réserve militaire, permet à des citoyens français âgés de 17 à 40 ans qui n’ont pas de « passé militaire » de renforcer les unités et formations de la gendarmerie et de contribuer, au quotidien, à la sécurité des territoires et des populations.

Au 31 décembre 2017, la gendarmerie comptait 30 000 réservistes opérationnels dans ses rangs et 3 000 d’entre-eux renforçaient, chaque jour, les effectifs de la gendarmerie. La réserve opérationnelle de la gendarmerie constitue ainsi la première composante du pilier « intérieur » de la garde nationale.

Les contraintes budgétaires et opérationnelles pesant actuellement sur la gendarmerie ont conduit pour l’année 2018 à une baisse de 30 millions d’euros du budget (soit un tiers de celui-ci) pour sa réserve opérationnelle avec des interruptions d’activités de plusieurs semaines dans certains départements.

Le coût estimé entre 2,4 et 3 milliards d’euros du SNU et les contraintes budgétaires de l’Etat ne doivent pas conduire à de nouvelles sujétions sur le budget de la gendarmerie et de sa réserve opérationnelle alors qu’elle constitue aujourd’hui un modèle et permet à des milliers de jeunes citoyens de vivre un engagement au profit de la sécurité de leurs concitoyens, dans l’esprit du SNU.

L’ANORGEND participera aux consultations prévues à l’autonome et défendra un SNU qui doit reposer sur des financements innovants auprès des entreprises privées, afin de ne pas obérer les finances publiques.

Colloque "Batailles inscrites au drapeau de la gendarmerie"
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